Bass management

Méthodes de calibrage, Niveaux

Re: Bass management

Messagepar thxrd » 05 Fév 2016, 12:48

oui ;; comme 99 % des cinemas réels qui sont les lieux destinés à l'écoute finale..
si tu me trouve des cinemas avec 0,3s à 30 Hz , je veut le voir pour le croire
de toutes les manières , dans l'autre doc tu as la moyenne de remontée des Rt pour des studios
ca monte ..
et comme de toute manières également à l'écoute d' un film ^personne ne sait si il a été mixé dans un studio de 100 m3 ou un de 1300 m" ( qui n'aurons pas les memes Rt c'est certain )
que faut il faire pour entendre ce qui a été entendu " vraiment" dans le studio à l'origine

je redis bêtement ;; je veut entendre " normalement"
je ne veut pas de monitoring / et jamais personne n'arrivera à me convaincre que la bonne réponse est du grave plat ( surtout quand derrière, on met un gros paquet de LFE au mix pour rétablir l'équilibre dans les scènes ou il y a du grave ( LFE qui d'ailleurs s'étend ;;; jusqu'à 120 Hz... ) parce que dans la réalité ;;en film tu ne peut pas juger ;; tu a le LFE qui fausse tout ...
sur de la musique , écoute donc un réponse plate qui s'arrête 40 Hz -3 dB ... ( sans sub et sans LFE bien sur ) à 7/8 m dans 3/400 m3 ... : " petit son" ;; très petit son ..
avec 0,3s dans la bande normalisé et 0,6s à 50 Hz ;; apparemment je suis pas loin des clous si on regarde THX et Dolby (qui déjà disent pas la meme chose !! )
donc font ce qu'ils veulent .. tu as lu la suite par JP .. de toute manière ca égalise a l'oreille d'un studio à l'autre !!!
thxrd
 
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Courbe-X: les faits et les méfaits

Messagepar Jean-Pierre Lafont » 06 Fév 2016, 15:52

En conclusion de ce qui précède, voici une description simplifiée du problème que pose la courbe-X, à l'attention de ceux qui ne sont pas familiers avec cette disposition.

Constat
Quand la réverbération est significative comme c’est souvent le cas dans une grande salle, une anomalie apparait entre la courbe de réponse acoustique lue sur un analyseur de fréquences en temps réel et celle perçue par les spectateurs.
Notre système auditif intègre prioritairement le signal direct émis par la source, au détriment des réflexions tardives sur les surfaces environnantes, à cause de l’effet dit « de précédence » ou effet Haas. Ce réflexe psycho-acoustique nous aide à distinguer les signaux utiles à l’identification d’un message sonore, laissant en arrière-plan les informations secondaires telle la réverbération.

A contrario, l’analyse fréquentielle par bande d’octave d’un champ sonore statique ne permet pas de faire cette distinction. La courbe affichée représente le cumul du champ direct et de l’ensemble des réflexions. Or, même dans le cas souhaité où la réponse de l’enceinte est droite, celle du champ réverbéré ne l’est jamais. Résultant de la somme du signal direct, des réflexions précoces et de la puissance acoustique rayonnée, elle présente généralement une dominante croissante vers les basses fréquences alors que aiguës sont davantage absorbées par les surfaces, par la présence des spectateurs et par l’air dans la salle. Cette lecture erronée vient de la méthode de mesure, seule disponible quand le phénomène a été découvert en 1972.

Image
Données fournies par Floyd toole

Dans l’environnement décrit, c’est-à-dire celui d’un auditeur éloigné, dans une grande salle, il faut lire sur ce type d’analyse une courbe déséquilibrée pour entendre une réponse équilibrée. Le problème est d’autant plus complexe que la courbe lue devient progressivement plate au fur et à mesure que l’auditeur se rapproche de la source.


Image
Courbe lue sur l'analyseur dans une pièce réverbérante à partir d'une source distante.

La courbe-X

S’emparant du problème, l’industrie du cinéma a créé un gabarit de lecture supposé fournir une réponse physiologique équilibrée pour toutes les salles de cinéma sur la planète. Ainsi est née la courbe expérimentale X définie par les normes ISO 2969 et SMPTE ST202. Les fréquences supérieures sont atténuées à partir de 2kHz. Il faut bien comprendre que c’est une courbe de lecture pour un type d’analyse, pas une courbe d’égalisation car la réponse lue à proximité de l’enceinte ne doit pas être affectée.

Image

Bien employée, dans les conditions pour lesquelles elle a été conçue, la courbe-X est plutôt une bonne trouvaille. Mais aujourd’hui, le paysage des salles de cinéma a changé. Les multiplexes proposent des salles plus petites, moins profondes, plus amorties donc moins réverbérantes, les enceintes ont une directivité mieux contrôlée, les fauteuils sont plus proches des enceintes. Par conséquent, la courbe-X a beaucoup moins sa raison d’être. En outre, les systèmes de mesure ont évolué en introduisant la dimension temporelle qui permet de séparer le signal direct et les réflexions.

L’erreur qu’il ne fallait pas commettre

Les habitudes évoluent beaucoup moins vite que la technologie. La norme a légèrement évolué, elle tient compte de la réduction de la taille des salles mais la méthode de calibrage s’appuie toujours sur le même type d’analyse. Son maintien est infondé. Il vient du fait que des dizaines de milliers de films ont été créés avec cette courbe. La transition s’est faite progressivement et personne ne s’en est vraiment soucié. Si bien que faute de nouvelle disposition officielle, les techniciens qui calibrent les salles de cinéma cherchent à retrouver cette courbe coûte que coûte (pour respecter la norme). Mais comme la salle ne le permet pas, ils forcent la nature en profitant des pertes de l'écran et en égalisant dès la source (l’enceinte), ce qu’il ne faut pas faire car la courbe perçue perd son équilibre.

Côté studio, on aimerait bien se débarrasser de cette norme et travailler avec une réponse plus naturelle et mieux équilibrée. Mais sans cette correction, il leur suffit d’écouter n’importe que film déjà sorti pour se rendre compte que les aigus déchirent les oreilles. D’autre part, si les aiguës restent atténuées dans les salles de quartier, le nouveau son sera sourd. Alors les studios conservent eux aussi la tradition, souvent à contre cœur.

Image

Pour compenser la courbe-X devenue inutile mais toujours présente et retrouver un semblant d’équilibre à son poste de travail, l’ingénieur de mixage charge la bande en aigus. Dans les salles de cinémas, les spectateurs assis dans la zone de calibrage retrouvent un équilibre proche de celui du studio car les conditions se ressemblent. Par contre, les spectateurs du premier rang reçoivent trop d’aigus (à la directivité verticale des enceintes près).

Le vrai perdant est le home-cinéphile, contraint de reproduire une courbe partiellement inspirée de la courbe-X alors qu’il n’en a normalement pas besoin dans le volume d’une pièce d’habitation (1). Le revers est manifeste s’il souhaite écouter de la musique. Celle-ci est élaborée dans des régies bien plus petites qu’un studio de cinéma, sur des enceintes aussi rapprochées que dans un home-cinéma (2 à 3m), sans correction d’écoute calquée sur l’atténuation des fréquences supérieures (2), ce qui oblige l’utilisateur à faire des pirouettes entre deux types d’écoute.
Alarmée par les ingénieurs du son et les concepteurs de salles, la SMPTE a réuni une commission d’experts qui travaille sur cette question depuis bientôt 6 ans. Des solutions sont trouvées mais leur mise en place semble insoluble. Comment basculer d’un mode d’écoute à un autre ? Comment écouter les anciens films si les nouveaux sont d’un format sonore différent ? Où trouver les fonds pour acheter le matériel quand on sait que plus de 10.000 salles ont fermé face à la transition vers le numérique ? Comment former les techniciens de salle ? Qui sera le premier à franchir le pas ?

(1) Il semblerait que certains studios de mastering atténuent le haut du spectre de manière anarchique. Officiellement ce n’est pas autorisé et n’existe pas de recommandation.
(2) Je devrais dire « en principe ». Je n’ai pas calibré de régie musique depuis quelque temps, mais je me souviens que dans les années 80, toutes les régies musique étaient égalisées avec la courbe ISO-2969, c’est-à-dire la courbe-X, souvent sans la comprendre...


Résumé
- La courbe-X est un gabarit de lecture pour la mesure de réponse acoustique dans une grande salle plutôt réverbérante, quand elle est mesurée avec un analyseur en temps réel à partir d’un bruit statique de type bruit rose. Ce n’est pas une courbe de correction.
- Aujourd’hui, les salles sont plus petites et plus amorties. La courbe-X se justifie de moins en moins et devient même un obstacle.
- L’idée d’un nouveau standard est acceptée mais sa mise en place pose les difficultés de la transition à l’échelle planétaire.
- De fait, depuis des années, les salles recréent cette courbe artificiellement par égalisation électronique. Le déséquilibre qui s’ensuit est reproduit dans les studios pour rester globalement compatible avec les salles.
- Les normes de la courbe-X et sa méthode de mesure sont toujours en vigueur.
Dernière édition par Jean-Pierre Lafont le 07 Fév 2016, 06:38, édité 1 fois au total.
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Re: Bass management

Messagepar thxrd » 06 Fév 2016, 20:26

Nous sommes entierement d'accord sur le " fond" et l'analyse
La question est bien celle de la phrase : " depuis un certain nombre d'années on recrêe cette courbe artificiellement par EQ !! " ( ce qui tend à prouver que ceux qui le font ou le laisse faire sont completement ignorants !!)
D'ou depuis des années de ma part ( et evidemment sans doute beaucoup d'autres dont toi meme ) une levėe des bras au ciel en disant : horreur et sacrilege !!

En soit la notion de X curve ou plutot de la representation de la reponse mesurée en salle à distance que ce soit en RTA ou avec un sweep à fenetre tres large ( ca donnera le meme resultats en terme d'envellope globale ) va tres bien tant que on la prend pour ce qu'elle est .. ( ce que tu as defini clairement )

Tant que dans 60 m3 à 3 m on ne cherche pas à avoir la reponse d'une salle de 1000 m3 mesurée à 15 m
Ou pire ..l'inverse !! ( ce qui là auditivement sera tres tres agressif ) tout ira normalement

D'ou " l'idée : ( qui se verifie systematiquement ) si on met dans la salle une enceinte rêellement bien egalisée et filtrée ( crossover ) en champs libre et dont la directivité est reguliere / sans rupture brutale
Et adaptée à la couverture sonore visée ..
Et que la salle respecte un RT regulier ( dont pour du speak et ambiance et musique qui compose generalement un film ) les valeurs " agreables "( disons "idéales" ) sont connues en fonction des volumes de salle ..
La reponse du tout representera toujours une "xcurve" ... dont la " forme" variera en relation directe
avec la distance de mesure et le volume de la salle ( en gros son RT )
Et dans ce cas auditivement , ce sera automatiquement correct
( c'etait de mon avis l'idée originale avec la curve )

L'erreur absolue a ete justement de vouloir obtenir une xcurve autrement que "naturellement ." . Y compris de mon humble avis en studio ( il semble quand meme que Dolby n'ai pas dit non plus de faire n'importe quoi .., mais n'a sans doute pas êté suffisamment clair ou exigeant ..)
Mixer dans des "micro studios " à 2 m des monitors avec un RT de chambre sourde aura de mon avis beaucoup de mal à etre coherent et semblable à ce qui sera fait dans un autre à 8 m dans 1100 m3 ou plus ..
Et je ne suis'pas convaincu surtout, que les "ingés" son aient réellement cherchés à comprendre ces questions ..
D'ailleurs .. Le : " on egalise à l'oreille " reflete bien l'etendue du probleme
Et pas plus cherchés à comprendre la raison de la "fourchette " de la xcurve et pas plus de l'apparition de la small curve ..
Une chose est certaine..
Sans partir d'une source mesurée en champs libre comme "lineaire en amplitude dans un angle solide en rapport avec la couverture visée / sans accidents de phase graves ou de gros probleme de Dg et ayant une directivite reguliere sur la bande utile
Ca ne marchera ..jamais .. Meme dans une salle super traitée
Et toute tentative d'EQ pour corriger "à la fin " ( donc direct + diffu ) entrainera dans la majorité des cas une deterioration suplementaire !! ( et je zappe volontairement la question de l'ecran et de la procedure de mesure )

Ce n'est que mon avis , mais si les gens concernés tout au long de la chaine se preoccupaient un peu plus de certains points fondamentaux .. La x curve serait un sujet jamais evoqué et critiqué
Quand je vois par exemple les reponses mesurées d'enceintes sensées etre specifiques plafond pour l'atmos
Ou d'enceintes de facade sensées etre un "array " (ce qui est "risible " de la part de grand constructeurs quand meme ,) ou personne ne se pose la moindre question et ne mesure rêellement ces "horreurs "
C'est sur que le tout ensuite egalisê depuis du RTA .. En zone d'ecoute... Ouf ..

C'est plus simple de dire que c'est la faute de la xcurve !! ..
Ce qui me fait le plus peur , ce serait que on arrive à çroire ( ou à faire croire ) que grace au progres on va pouvoir avec n'importe quoi du son parfait .. Et que l'acoustique des salles ne compte plus ..
De ce que j'ai entendu dans 3 tres grandes salles recemment sur le "retour de la force " . On avait deja largement depassé ce stade ..
Roland
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